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Dossier conçu par Fabien ROUSSEAU
Le 16 septembre 1981, Les Aventuriers de l’Arche perdue sortaient dans les salles obscures françaises. Sur l’écran, le logo de la Paramount (le pic auréolé d'étoiles) s'estompait pour se fondre avec un horizon montagneux. Un souffle épique parcourait alors l’écran tandis qu’un héros de légende prenait vie. Deux cinéastes de génie réactualisaient le cinéma d’aventures de jadis. Trois autres épisodes verront le jour ainsi qu’une série télévisée.
 
HAWAI, 1977
Ce n’est pas sur un fond de paysage montagneux que commence l’aventure mais sur une paisible plage hawaïenne où deux amis discutent. Steven Spielberg vient de terminer le montage de Rencontres du 3ème type et exprime son souhait de réaliser un James Bond. George Lucas, ne se doutant pas du succès foudroyant de La guerre des étoiles lui fait part de son projet : il envisage de produire un film qui serait un hommage aux serials des années 30-40 (sorte de feuilleton au rebondissement de dernière minute). L’histoire est celle d’un aventurier se nommant Indiana Smith (Indiana étant le nom du chien de Lucas) qui partirait à la recherche d'un fabuleux trésor. Spielberg lui préfère le nom de Jones. Quelques mois plus tard, Lucas propose à Spielberg de mettre en scène le film alors que celui-ci va s’atteler à la réalisation de 1941.
Quatre ans plus tôt, Philip Kaufman (réalisateur de L’étoffe des héros) avait déjà disserté avec Lucas sur une ébauche de scénario où apparaissait déjà la course poursuite autour de l’Arche d'Alliance (artefact au symbole religieux) entre les nazis et un archéologue globe-trotter dans la période de l’avant-guerre. Beaucoup plus tard, Kaufman sera cité avec George Lucas comme l’un des concepteurs de l’histoire.
Lucas et Spielberg songent à Tom Selleck pour incarner le héros mais lié par contrat à la série Magnum (qui s’étalera sur huit saisons), il est contraint de se désister avant le début du tournage. En visionnant L’Empire contre-attaque, Spielberg décide de recruter Harrison Ford qui troquera alors son pisto-laser contre un fouet. Peter Coyote et Tim Matheson ayant également passé une audition tout comme Amy Irving, Debra Winger, Barbara Hershey et Sean Young pour le rôle de la fougueuse Marion Ravenwood qui échoit à Karen Allen. Pour jouer le rival français Belloq, Giancarlo Giannini puis Jacques Dutronc (qui ne parlait pas anglais) sont pressentis avant que Paul Freeman soit choisi. Danny DeVito est d'abord envisagé pour camper le fidèle Sallah qui aura finalement les traits de John-Rhys Davies. De Vito sera engagé plus tard pour le dyptique d'A la poursuite du diamant vert.
La trilogie Indiana Jones sera produite par la Lucasfilm fondée en 1971. George Lucas sera cité au générique comme producteur exécutif tandis que Frank Marshall et Robert Watts seront crédités en tant que producteurs de la saga.
 
UN HERITAGE HEROIQUE
Le personnage d'Indiana Jones (en fait, Henry Jones Jr, Indiana étant le nom de son chien) se définit comme le héros type des années 30, une synthèse de Tintin (dans les années 80, Spielberg avait projeté d’adapter les aventures du célèbre reporter), James Bond et Tarzan. Ses nombreux exploits décrivent sa quête mystique pour le bien et sa lutte contre les pires ennemis de l'humanité acharnés à vouloir dominer le monde par les moyens les plus vils. Il évolue dans un univers où les plus grands mythes (grecs, égyptiens ou indiens) et les récits de la Bible viennent se mêler à la réalité historique. Une véritable épopée où l’aventure côtoie le fantastique sans négliger quelques notes d’humour.
Son côté baroudeur lui a été inspiré par le chercheur d'or incarné par Humphrey Bogart dans Le trésor de la Sierra Madre de John Huston. Indiana Jones possède deux personnalités bien distinctes : il est le fougueux archéologue passionné par les antiquités et terrorisé à la vue d'un serpent, qui laisse son attirail quelque temps pour redevenir le paisible et timide professeur d'histoire du collège Barnett de New York. Son style est désormais célèbre : il est coiffé du Fédora, sur son visage se dessine une cicatrice sur le menton, porte un blouson de cuir, un pistolet à la hanche et une sacoche sur laquelle est enroulé son fouet. Une autre particularité également : il déteste qu’on l’appelle Junior.
 
LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE (1981) (Raiders of the Lost Ark)
Réalisé par Steven Spielberg avec Harrison Ford (Indiana Jones), Karen Allen (Marion Ravenwood), John Rhys-Davies (Sallah), Paul Freeman (Belloq), Wolf Kahler (Dietrich), Denholm Elliott (Marcus Brody).
Amérique du sud, 1936 : Indiana Jones se rend dans la jungle péruvienne pour récupérer dans un temple piégé, l’idole de la fertilité des guerriers Chachapoyan (une tribu maya) mais son vieux rival, l’archéologue français, René Belloq la lui dérobe. L’aventurier parviendra à se tirer in extremis des griffes des indiens Hovitos. De retour au collège Barnett où il enseigne, les services secrets de l’armée lui demandent de retrouver l’Arche d'Alliance (caisse où sont enfermées les tables de la loi ou dix commandements gravées et données par Dieu à Moise sur le mont Sinaï) que les nazis convoitent également. Il se rend au Népal pour se procurer le médaillon de Râ mais renoue difficilement avec Marion Ravenwood, une ancienne compagne. Dans le bar de Marion, il est confronté à Dietrich, un agent de la gestapo. A la suite de cette aventure, Marion devient la partenaire d’Indy et ils voyagent jusqu’en Egypte. Aidés par Sallah, ils parviennent à localiser grâce au médaillon, le puits des âmes, dernier refuge de l’Arche. Belloq et les nazis s’emparent de l’artefact et emprisonnent le couple d’aventuriers.
Les Aventuriers de l'Arche perdue renoue avec la tradition du grand cinéma d'aventures ("Le retour de la grande aventure" annonçait le slogan publicitaire) : scénario en béton, mise en scène spectaculaire, suspense haletant, cascades époustouflantes, effets spéciaux de qualité et l’indispensable pointe de romantisme, l’ensemble étant servi par des acteurs au meilleur de leur forme. Face à Harrison Ford qui apporte tout son charisme et sa fougue au personnage, Karen Allen parvient à s’imposer en campant le parfait alter ego féminin du héros. En rendant hommage aux films épiques d’antan interprétés par les intrépides Stewart Granger, Errol Flynn ou Tyrone Power, certaines séquences au rythme effréné constituent une véritable anthologie de morceaux de bravoures (il n’y a qu’à visionner la scène d’ouverture pour s’en convaincre). Une œuvre incontournable et indispensable pour tout cinéphile qui se respecte.
Lawrence Kasdan (réalisateur de Silverado et auteur des scripts de L’Empire contre-attaque et Le retour du Jedi) fut choisi pour rédiger le scénario basé sur l’histoire de George Lucas. Pendant le tournage, quelques scènes furent modifiées notamment celle avec le guerrier égyptien dans les rues du Caire qui promettait un beau duel entre le manieur de sabre et l’homme au fouet. Pour l’anecdote, c’est Harrison Ford qui suite à des problèmes gastriques prit l’initiative de la raccourcir en faisant dégainer son personnage (une attitude très peu chevaleresque, il est vrai !).
Trois séquences ont été retirées pour des raisons budgétaires mais recyclées pour le film suivant : le médaillon de Ra était divisée en deux parties dont l'une était détenue par Marion tandis que l'autre était enfermée dans un musée à Shanghai. Indy y affrontait deux samouraïs et déclenchait le système d'alarme qui se présentait sous la forme d'un gong géant. Après avoir récupéré la précieuse relique, Indy s'endormait dans un avion abandonné par ses occupants en plein vol et sautait avec un canot gonflable pour dévaler les montages de l'Himalaya jusqu'au bar de Marion. Après l'ouverture de l'Arche, Indy et Marion se sauvaient dans un wagonnet pour échapper aux nazis.
La plupart des extérieurs ont été filmé en Tunisie et à La Rochelle. Le reste des décors fut recréé dans les Studios d’Elstree (situés près de Londres). Le long métrage remporta cinq Oscars en 1982 : meilleur montage, meilleurs effets visuels (grâce aux bons soins des artisans d’Industrial Light And Magic dont Richard Edlund et Dennis Muren, également oscarisés pour les effets spéciaux de la trilogie Star Wars), meilleure direction artistique (décors), meilleur son et meilleurs effets sonores.
 
INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT (1984) (Indiana Jones and the Temple of Doom)
Réalisé par Steven Spielberg avec Harrison Ford (Indiana Jones), Kate Capshaw (Willie Scott), Ke Huy Quan (Demi-Lune), Amrish Puri (Mola Ram).
Shanghai, 1935 : Dans un night-club, Indiana Jones échange avec Lao Che, un gangster réputé, les cendres de Nurhachi contre un précieux diamant. Le rendez-vous tourne mal et Indy se retrouve en cavale avec Demi-Lune, un garnement chinois et Willie Scott, la chanteuse du cabaret. Leurs péripéties les mènent dans un village indien, où Indy accepte de partir à la recherche des pierres de Sankara. En chemin, le groupe fait escale dans le palais de Pankot. Indy découvre alors un passage secret menant à un temple souterrain situé sous l’édifice royal. Là, il est confronté à Mola Ram, le prêtre d’une secte adoratrice de la déesse Kali, adepte de rites ancestraux et se met en devoir de délivrer les enfants retenus en esclavage.
Cette fois, l’aventure a un nom : Indiana Jones. Chronologiquement antérieur à la première aventure, cet épisode inspiré d’une légende indienne se révèle plus violent (on y maltraite des enfants) et plus sombre. En effet, le héros passe de l’autre côté du miroir et dévoile une nouvelle facette de sa personnalité bien peu fréquentable. Malgré un scénario moins élaboré que le précèdent, l'action (la poursuite en wagonnet ou le combat sur le pont de cordes) et l'exotisme des décors restent de rigueur même si Harrison Ford a parfois tendance à tourner en dérision son personnage (clin d’œil aux Aventuriers, Indy dégaine dans le vide face aux deux gardes thugs). A signaler que Spielberg rend également un trépidant hommage au célèbre agent secret britannique dans le prologue à Shanghai. Du grand spectacle qui tient en haleine, soutenu par quelques élans de bravoure.
Le script a été confié à Willard Huyck et Gloria Katz (scénaristes d’American Graffiti). Le tournage s’est principalement déroulé au Sri Lanka (ex-Ceylan), à Macao et aux Studios d’Elstree. Ce nouveau chapitre a obtenu l’Oscar des meilleurs effets visuels en 1985.
 
INDIANA JONES ET LA DERNIERE CROISADE (1989) (Indiana Jones and the Last Crusade)
Réalisé par Steven Spielberg avec Harrison Ford (Indiana Jones), Sean Connery (Henry Jones), Denholm Elliott (Marcus Brody), John Rhys-Davies (Sallah), Alison Doody (Elsa Schneider), Julian Glover (Walter Donovan).
Utah, 1912 : Le jeune Indiana Jones devenu scout, récupère la croix de Coronado. Pourchassé par les pilleurs, il apprend pour la première fois à se servir d'un fouet. Au terme de la poursuite, il est forcé de rendre la relique. Sur la côte portugaise en 1938, Indy récupère pour de bon la croix de Coronado. A New York, Walter Donovan, un milliardaire collectionneur d’antiquités, le contacte afin de le convaincre de poursuivre les recherches de son père sur le Saint Graal (la coupe qui aurait servi lors de la Sainte Cène et qui aurait recueilli le sang du Christ, son pouvoir donnant la vie éternelle). L’archéologue, secondé par Marcus Brody, fait bientôt équipe avec Elsa Schneider, une historienne mais apprend par son père Henry retenu prisonnier que cette dernière et le milliardaire collaborent avec les nazis. Ils parviennent à s’enfuir et rejoignent Sallah. Dans le temple du Graal, Indy doit passer les trois épreuves de la foi.
Ce troisième volet est certainement celui qui humanise le plus le héros notamment en dévoilant  ses origines : on découvre ses premiers pas d’archéologue où campé par feu River Phœnix (décédé en 1993 et qui avait joué le fils d’Harrison Ford dans Mosquito Coast), il rencontre son père spirituel (le chef des pilleurs au look de baroudeur) à l’âge de 13 ans. Comme les chevaliers de la table ronde, Indiana Jones se met en quête de la coupe sacrée mais aussi du chemin vers la réconciliation avec son père, comme lui passionné par les antiquités et incarné par l’excellent Sean Connery, l’ex-James Bond en personne. Leurs tempéraments opposés nous valent d’ailleurs de savoureuses répliques et de beaux moments d’émotion. En présence de son père (dont le comportement distrait évoque quelque peu celui du professeur Tournesol), Indy se révèle d'une grande sensibilité. Le scénario reprend les éléments narratifs de la première aventure à savoir la scène d'ouverture de la chasse au trésor, la course contre le temps avec les nazis, la poursuite dans le désert et le final mystique. Un seul reproche : les effets spéciaux qui paraissent un peu kitsch. Pour le final, on ne pouvait imaginer meilleur illustration pour la chevauchée des aventuriers que ce magnifique plan nous montrant quatre cavaliers galopant vers le soleil couchant.
L’écriture du scénario ne fut pas chose aisée : tout d’abord, Chris Columbus (Gremlins) proposa un script autour d’une ancienne légende chinoise sur le Singe-Roi puis Menno Meyjes (La couleur pourpre) prit le relais et orienta le sujet vers le Graal avant que Jeffrey Boam (L’aventure intérieure, L’arme fatale 2 et 3) ne parvienne à le finaliser. Le tournage s’est déroulé en Espagne, en Jordanie, à Venise, en Allemagne, aux Etats-Unis et aux Studios d’Elstree. Ce nouvel opus a remporté l’Oscar des meilleurs effets sonores en 1990.
 
LA MUSIQUE DE JOHN WILLIAMS
La saga d’Indiana Jones ne saurait être complète sans les symphonies de John Williams. Trépidante, envoûtante et romantique, telle est la chevauchée des aventuriers conçue comme un passeport pour l'évasion. Les thèmes de Marion (ayant quelques accents du Lawrence d'Arabie composé par Maurice Jarre), de l’Arche, de la parade des enfants esclaves, de la cavale des Jones et surtout la célèbre marche des aventuriers rythment les exploits du héros emportant le spectateur dans une atmosphère de dépaysement presque totale. La preuve en est que John Williams avait été nominé aux Oscars pour la bande originale des trois films.
 
LE COFFRET DVD DE LA TRILOGIE
Si les menus sont animés avec un filtre aquarelle un peu brouillon, il n’y a aucun reproche à faire sur la qualité de l’image et du son (Dolby Digital 5.1 pour la VO et Dolby Surround pour la VF), le travail de restauration se révèle tout simplement remarquable. L’essentiel réside principalement dans la satisfaction de voir et revoir ces classiques dans un format cinémascope de toute splendeur sans que le temps n’ait de prise sur eux.
Les bonus du quatrième DVD sont scindés en trois parties :
La première avec les Making of de chaque film où sont évoqués les souvenirs de l’équipe (acteurs, réalisateurs, scénaristes, producteurs) ainsi que certaines anecdotes sur le tournage. Ces documentaires étant illustrés par les images issues des archives de Lucasfilm.
La seconde où figurent de courts reportages thématiques sur la trilogie concernant le son, les cascades, les effets spéciaux et surtout la musique (dans lequel l’incomparable John Williams montre déjà son enthousiasme à collaborer sur le projet Indiana Jones IV).
La troisième où sont présentées les bandes-annonces originales. Chaque dvd comporte également un lien internet vers d’autres suppléments.
Une petite déception tout de même : aucune section incluant des scènes coupées n’est présentée (dommage pour le célèbre duel entre Indy et l’homme au sabre dans Les Aventuriers de l’Arche perdue).
 
LE JEUNE INDIANA JONES SUR LE PETIT ECRAN
En 1992, George Lucas décide de lancer une nouvelle série à but pédagogique racontant la jeunesse du héros. En effet, Les aventures du jeune Indiana Jones (The Young Indiana Jones Chronicles) se déroulent lors d’évènements historiques (1908-1910 puis 1916-1920). Pour le prologue et l’épilogue de chaque épisode, l’acteur George Hall est choisi pour incarner Indy à 93 ans. Celui-ci conte ses aventures où évoluent Corey Carrier qui interprète le héros à 10 ans et Sean Patrick Flanery (vu dans Powder), celui de 16 ans. Harrison Ford tourne même quelques scènes pour le téléfilm Le mystère du blues où il apparaît barbu et grisonnant dans la peau d’un Indiana Jones vieillissant.
Produite par Rick McCallum (également producteur de la nouvelle trilogie Star Wars), la série a réunit une distribution internationale tant sur le plan des réalisateurs que sur celui des acteurs (Christopher Lee, Vanessa Redgrave, Bernard Fresson, Michel Duchaussoy, Max Von Sydow…). On retiendra notamment la prestation du comédien belge Ronny Coutteure, décédé en 2000, qui incarne Remy Baudouin, le compagnon de route du jeune Indy. Parmi les scénaristes, figurent Frank Darabont, réalisateur des Evadés et de La ligne verte, adaptés de nouvelles de Stephen King ainsi qu’une certaine Carrie Fisher qui fut la princesse Leia de la première trilogie de Star Wars.
Résumé : Accompagné de ses parents et de sa gouvernante Miss Helen Seymour, Henry Jones Jr, âgé de 10 ans, parcourt le monde où son père, professeur d'histoire médiévale donne des conférences universitaires. Durant son adolescence, Indy et son ami, Remy Baudouin s'engagent dans l'armée belge pendant la première guerre mondiale. Indy est ensuite recruté en tant qu’espion pour le compte des services secrets français. A travers ses voyages, il croisera le chemin de personnages célèbres comme T.E. Lawrence (futur Lawrence d'Arabie), Howard Carter, Pablo Picasso, Sigmund Freud, Théodore Roosevelt, Pancho Villa, Mata Hari, Lénine, Albert Schweitzer, Ernest Hemingway, Eliot Ness, George Gershwin…
Liste des épisodes diffusés en France :
24 épisodes de 45 mn, un pilote et trois téléfilms de 90 mn :
Première saison (1992) :
1. La malédiction du chacal : 1ère partie : Egypte, 1908 et 2ème partie : Mexique, 1916 (Jim O’Brien et Carl Schultz).
2. Londres, mai 1916 (Carl Schultz).
3. Afrique orientale anglaise, septembre 1909 (Carl Schultz).
4. Verdun, septembre 1916 (René Manzor).
5. Afrique orientale allemande, décembre 1916 (1ère partie) (Simon Wincer).
6. Congo, janvier 1917 (2ème partie) (Simon Wincer).
 
Deuxième saison (1992-1993) :
7. Autriche, mars 1917 (Vic Armstrong).
8. Somme, août 1916 (1ère partie) (Simon Wincer).
9. Allemagne, mi-août 1916 (2ème partie) (Simon Wincer).
10. Barcelone, mai 1917 (Terry Jones).
11. Chicago, 1920 : Le mystère du blues (90 min) (Carl Schultz).
12. Princeton, février 1916 (Joe Johnston).
13. Petrograd, juillet 1917 (Simon Wincer).
14. New York, juin-juillet 1920 : Le scandale de 1920 (90 mn) (Syd Macartney).
15. Vienne, novembre 1908 (Bille August).
16. Italie du Nord, juin 1918 (Bille August).
17. Le train fantôme : Afrique orientale allemande, novembre 1916 (90 mn) (Peter McDonald)
18. Irlande, avril 1916 (Gillies Mackinnon).
19. Paris, septembre 1908 (René Manzor).
20. Pékin, mars 1910 (Gavin Miller).
21. Bénarès, janvier 1910 (Deepa Metha).
22. Paris, octobre 1916 (Nicholas Roeg).
23. Istanbul, septembre 1918 (Mike Newell).
24. Paris, mai 1919 ( David Hare).
25. Florence, août 1908 (Mike Newell).
26. Prague, août 1917 (Robert Young).
27. Palestine, octobre 1917 (Simon Wincer).
28. Transylvanie, janvier 1918 (Dick Maas).
Malgré sa diversité et son aspect documentaire, la série ne rencontrera pas un accueil favorable auprès du public et s’arrêtera au terme de la deuxième saison en 1993. D’autres téléfilms comme Hollywood Follies (1994) de Michael Schultz, Attack of the Hawkmen (1995) de Ben Burtt, Treasure of the Peacock's Eye (1995) de Carl Schultz et Travels with Father (1996) de Deepa Metha & Michael Schultz ont été tournés mais sont restés inédits en France.
 
INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL (2008) (Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull)
Réalisé par Steven Spielberg avec Harrison Ford (Indiana Jones), Cate Blanchett (Irina Spalko), Shia LaBeouf (Mutt Williams), Ray Winstone (George "Mac" McHale), Karen Allen (Marion Ravenwood), John Hurt (le professeur Harold Oxley).
1957 : Après une brève confrontation dans la zone 51, Indiana Jones part sur les traces du légendaire crâne de cristal en compagnie du jeune Mutt Williams, le fils de Marion Ravenwood. Les deux héros vont suivre la piste laissée par le professeur Oxley mais seront pourchassés jusqu'au Pérou par le colonel soviétique Irina Spalko et Mac, un ancien partenaire d'Indy.
Il s'est passé 19 ans où Rick O'Connell et Benjamin Gates ont vainement tenté de ravir la place de notre héros. Au terme d'une laborieuse gestation, Steven Spielberg et George Lucas ont enfin livré ce nouvel opus situé dans l'Amérique du Maccarthysme et rendant hommage aux séries B fantastiques des années 50. Mais force est de constater que si le spectateur aura plaisir à retrouver Indy face aux russes, la déception risque également d'être au rendez-vous au vu du résultat final car pour une majeure partie, les attentes générées n'ont pas été comblées.
Optant pour un style de mise en scène à l'ancienne, ce quatrième épisode se veut un divertissement certes bien rythmé mais sans saveur et pêche cruellement par son absence d'originalité tout en ayant perdu l'aura mystique qui faisait le sel des précèdentes aventures. Après la tonitruante séquence d'ouverture, l'intrigue déroule le classique schéma narratif sans toutefois proposer une course-poursuite avec énigmes et indices qui captivent. L'autre aspect négligé se reflète dans la relation entre Indy et Mutt qui laisse totalement indifférent. Si les rappels à la trilogie (l'Arche, les portraits), la série (Pancho Villa) voire l'univers étendu ne sont pas oubliés, le duo Spielberg/Lucas flirte également avec la fibre nostalgique à travers les clins d'œil à American Graffiti et Rencontres du 3ème type. Côté action, le spectateur est tenu en haleine grâce au florilège de cascades et de péripéties qui jalonnent le parcours en dépit de scènes qui versent parfois dans la surenchère et la fantaisie. Devant la caméra, Harrison Ford mène la barque avec énergie et trouve un adversaire à sa hauteur en la personne de l'impeccable Cate Blanchett incarnant avec élégance la redoutable Irina Spalko. On déplorera hélas la fadeur des personnages de Shia LaBeouf, Ray Winstone, John Hurt et Karen Allen qui ne parvient pas à renouer avec l'excellent niveau du premier film.
Le Royaume du crâne de cristal s'affiche comme le talon d'Achille de la tétralogie et peine à perpétuer le souffle épique d'antan en raison d'un manque d'ambition scénaristique. Le long métrage assure un spectacle honorable dont le principal intérêt réside dans la satisfaction de revoir un charismatique Harrison Ford en tenue de baroudeur.
 
L'UNIVERS ETENDU
Les aventures d’Indiana Jones se sont également prolongées par le biais d’une série de romans (Milady), de bandes dessinées (Delcourt) et de jeux vidéo (LucasArts). Les parutions en France dans l’ordre chronologique de la saga :
ANNEE
TITRE
EDITEUR
1908-1910
Les aventures du jeune Indiana Jones :
- Les novélisations :
1908 : Dans la vallée des rois (Megan & H.W. Stine)
1909 : Le pisteur Massaï (A.L. Singer)
Paramount
Fleurus
1912
I.Jones Jr sur le Titanic (Les Martin)
I.Jones Jr & le trésor des pirates (J.N. Fox)
I.Jones Jr & le fantôme du Klondike (Jérôme Jacobs)
I.Jones Jr & l'ampoule radioactive (Richard Beugné)
Hachette / Bibliothèque verte
1913
I.Jones Jr & les chevaliers fantômes (William McCay)
I.Jones Jr & le tombeau du pharaon (Les Martin)
I.Jones Jr & la météorite sacrée (Richard Beugné)
I.Jones Jr & la princesse fugitive (Les Martin)
I.Jones Jr & l'enfant lama (Richard Beugné)
I.Jones Jr & l'ermite du Colorado (Megan & H.W. Stine)
I.Jones Jr & le trésor de la plantation (William McCay)
I.Jones Jr & le violon du Metropolitan (Jérôme Jacobs)
I.Jones Jr & le triangle des Bermudes (Jérôme Jacobs)
I.Jones Jr contre les druides noirs (William McCay)
Hachette / Bibliothèque verte
1914
I.Jones Jr aux portes de l'enfer (Megan & H.W. Stine)
I.Jones Jr & le masque de fer (Les Martin)
I.Jones Jr contre le roi Zed (Les Martin)
I.Jones Jr & la croix de rubis (William McCay)
I.Jones Jr & la montagne de feu (William McCay)
I.Jones Jr contre le dragon chinois (William McCay)
I.Jones Jr & l'œil du tigre (William McCay)
Hachette / Bibliothèque verte
1915
I.Jones Jr & le spectre de Venise (Jérôme Jacobs)
Hachette / Bibliothèque verte
1916-1920
Les aventures du jeune Indiana Jones :
- Les novélisations :
1916 : Le messager de Verdun (Les Martin)
1916 : La marche maudite (Les Martin)
1917 : La lettre secrète (William McCay)
1917 : Révolution (William Gavin Scott)
Paramount
Fleurus
1922
1. Péril à Delphes (Rob McGregor)
Milady
1924/1928
5. La malédiction de la licorne (Rob McGregor)
Milady
1925
2. La danse des géants (Rob McGregor)
Milady
1926
3. Les sept voiles (Rob McGregor)
Milady
1927
4. L'Arche de Noé (Rob McGregor)
Milady
1928
6. Le monde intérieur (Rob McGregor)
Milady
1930
  
7. Les pirates du ciel (Martin Caidin)
Milady
8. La sorcière blanche (Martin Caidin)
Milady
Indiana Jones Aventures 1
Delcourt
1931
Indiana Jones Aventures 2
Delcourt
1933
 
9. La pierre philosophale (Max McCoy)
Milady
10. Les oeufs de dinosaure (Max McCoy)
Milady
1934
 
11. La terre creuse (Max McCoy)
Milady
12. Le secret du Sphinx (Max McCoy)
Milady
1935
 
La tombe de l'Empereur
LucasArts
Le temple maudit :
- Le roman (James Kahn)
- Adaptation BD
Paramount
Le Livre de Poche
Carrere / Marvel
1936
 
Le tombeau des dieux
Delcourt
Les aventuriers de l'Arche perdue :
- Le roman (Campbell Black)
- Adaptation BD
Paramount
Hachette / Bibliothèque verte
Dynamisme Presse Edition
1938
La dernière croisade :
- Le roman (Rob McGregor)
Paramount
Presses Pocket
1939
 
Le mystère de l'Atlantide
LucasArts
Le sceptre des rois
LucasArts
1947
La machine infernale
LucasArts
1950
Les aventures du jeune Indiana Jones
Paramount
1957
Le royaume du crâne de cristal :
- Le roman (James Rollins)
- Adaptation BD
Paramount
Milady
Delcourt
1990
Les aventures du jeune Indiana Jones
Paramount
 
LIENS : HARRISON FORD -